Excursions privées à Lisbonne
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Programme Dans cette excursion on peut visiter les anciens villages du Portugal ou on recule dans le temps et on sent l’atmosphère médiévale dans celles bien préservées villes-patrimoines, si prés de Lisbonne et pourtant si éloignées dans le temps et Histoire… On traverse le pont Vasco da Gama de 12 km sur l’estuaire du Tage pour un panorama magnigfique. Nous arrivons à Estremoz. La région a été habitée depuis les temps pré - historiques. Roi Dinis a reconstruit le château fort pour servir de Palais Royal, en faisant du village un centre politique important. Estremoz est internationalement connu pour son marbre en plusieurs couleurs. Il y a tant de marbre autour d'Estremoz qu’il est utilisé partout. Á Marvão, le château est si élevé que de ses tours et bastions «les oiseaux qui volent le plus haut dans le ciel peuvent être vus de dos». Au fur et à mesure que l’on monte au milieu de la forêt de la serra de S. Mamede, les contours du puissant château et les murs de la forteresse apparaissent de plus en plus nettement. Le petit monastère gothique de Nossa Senhora da Estrela et un joli pilori en marbre sont notre première rencontre avec le patrimoine de Marvão. En continuant notre chemin, la ville dévoile peu à peu ses ruelles et recoins pittoresques, ses fenêtres gothiques, ses gracieux balcons en fer forgé, ses portails gothiques ou Renaissance, comme celui de l’ église de Nossa Senhora da Estrela, son granit austère, comme dans l’église de Santiago, ses écus et sphères armillaires de D. Manuel 1er sur la façade de l’Hôtel de Ville. A l’église de Santa Maria, transformée en Musée, les collections archéologiques nous aident à comprendre l’histoire de cette région dont la richesse naturelle attira les peuples depuis la préhistoire. On arrive finalement au Château où l’on est récompensé par une vue que les adjectifs beau, vaste et limpide n’arrivent pas à décrire. Mais cette splendide localisation eut un autre sens dans l’Histoire du Portugal. Les rochers presque inaccessibles firent de cette forteresse «la plus sûre de tout le Royaume» et tout au long de l’histoire elle s’est adaptée aux nouvelles techniques de guerre. Depuis sa conquête en 1116 par D. Afonso II jusqu’aux guerres de la Restauration de l’Indépendance entre le Portugal et l’Espagne au XVIIe siècle, pour devenir finalement ce qu’elle est aujourd’hui: un lieu de paix et de beauté. Située à 17 km de Portalegre, capitale régionale du Nord-Alentejo, dans le Parc naturel de Sào Mamede, Castelo de Vide est une commune de 4 200 habitants qui reflète la diversité culturelle des peuples qui l'ont successivement occupée. Construite à flanc de colline, elle est dominée au nord-ouest par son château érigé au XIIe siècle. Une enceinte bastionnée des XVIIe et XVIIIe siècles protège le quartier médiéval, dédale d'étroites ruelles bordées de maisons blanchies à la chaux, ornées souvent de beaux encadrements de portes gothiques sculptés dans le granit. Située à l'ouest, la Judaria s'étend des portes du château à la Fonte da Vila, magnifique lavoirfontaine du XVIe siècle en marbre. Ce quartier traduit l'importance de la présence, du rôle et de l'histoire de la communauté juive regroupée là après l'expulsion des Juifs d'Espagne en 1492. L'économie locale est assurée par la production agricole et le tourisme. Castelo de Vide, terre d'accueil et de tolérance, est située sur l'itinéraire culturel européen des Chemins de Compostelle. Elle est membre du réseau portugais des villes à centres historiques.
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...ESTREMOZ (10000 habitants, 450 m d'alt.), une des belles cités de l'Alentejo, aux maisons blanches éclatantes de propreté. La ville est divisée en deux : le quartier haut, médiéval, luisant de marbre blanc (Ies carrières sont exploitées au pied même de la colline); la ville basse, groupée autour du Rossio, bâtie à peu près à I'époque de la construction de la citadelle qui a conservé ses portes monumentales, dans I'esprit de I'architecture louis-quatorzienne, avec leurs niches, leurs écussons, leurs oubliettes intactes, un pont-levis et d'importants vestiges du fossé. Sur le Rossio, légèrement surélevé, qu'on aperçoit à gauche en arrivant et sur les places voisines, se tiennent le marché et les grandes foires aux poteries. Estremoz est réputée pour ses cruches décorées en terre, fabriquées dans le quartier voisin des potiers, qu'on pourra admirer à loisir au musée rural. Musée de I'Alentejo. - Sa façade, voisine de celle de I'hôpital da Misericórdia, donne sur la place du Rossio, pavée de mosaïques et ornée d'un pilori. On verra des figurines de terre cuite, sortes de santons peints, d'une grande fraîcheur, naïves comme toutes les productions de I'art populaire portugais; des costumes anciens; des travaux exécutés dans le liége ou dans le bois de saule par les bergers; des objets quotidiennement utilisés au monte. A côté du musée, I'hôpital da Misericórdia occupe un ancien couvent de I'ordre de Malte, fondé dans un édifice manuélin. On en verra I'église revêtue d'azulejos et le cloître à deux étages, dont la galerie inférieure est gothique. En contrebas, sur le largo General Graça, s'élèvent les façades du palais Tocha (XVII' s,), aux panneaux d'azulejos retraçant les épisodes des batailles de l'indépendance, et le couvent des franciscains. Couvent de São Francisco. - Fondé au début du XIII' s. II est occupé par I'armée, On ne visite que I'église gothique : belle chapelle du Senhor dos Passos, fenêtres manuélines, talha dourada (bois sculptés), portail de la Renaissance, sarcophage de marbre, Les escaliers qui montent du cloître vers I'étage sont décorés de panneaux d'azulejos de style Louis XV. Dans I'angle supérieur de la place du Rossio, prendre à dr, la rue étroite qui monte vers la vieille ville. Au sommet des degrés fleuris de lauriers-roses, ou on arrive bientôt, une porte est ouverte dans la blonde muraille gothique restaurée, ses rues enchevêtrées du quartier ancien fourmillent d'intéressantes maisons médiévales et manuélines, pleines de détails pittoresques. Au sommet, les principaux monuments entourent la place du donjon.
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Eglise Santa Maria. - Sur I'emplacement d'un édifice gothique, vaisseau à trois nefs et la sacristie du XVI' s, abritent une petite collection de primitifs portugais sur bois, des vestiges de fresques, une fontaine en marbre. A côté, I'ancienne salle d'Audience de D. Dinis, qui elle est effectivement gothique, est précédée d'une loggia à arcades et fenêtres géminées, avec des colonnes à chapiteaux du XIII' s. La reine sainte, Isabel d'Aragon, épouse de J, Dinis, y serait morte en 1336. Castelo. - Bâti au milieu du XIII' siécle il conserve un élégant donjon, haut de 30 m, aux plates-formes crénelées, Des terrasses, à 450 m, on domine presque tout l'Alentejo, et on voit parfaitement Elvas et Badajoz et Marvão. La silhouette de cette torre de Menagem, avec ses créneaux et ses balcons à mâchicoulis, n'a d'égale au Portugal que celle de Beja. Au deuxième étage, admirer la salle octogonale aux fenêtres trilobées et la jolie voûte à nervures étoilées. Situé à son pied, le palais de D. Dinis, construction gothique détruite en partie à la fin du XVII' s. et rebâtie au début du XVIII' s, par João V, qui en conserva le plan gothique, abrite aujourd'hui une pousada...
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...Marvão (1 000 habitants, 850 m d'alt.), un véritable nid d'aigle. On pénètre dans la vieille cité fortifiée par une double porte. L'ancien Herminius minor des Luso-Romains est composé d'un village (850 m) et d'une citadelle (990 m). On en ignore l'origine : les premiers documents officiellement connus font état de la reconquête du site sur les Mores, par I'armée d'Afonso Henriques, après 1163. Le château fut agrandi, au XIV' s., par D. Dinis. qui lui donna, à peu près, ses dimensions actuelles. Pratiquement intacts, les remparts du XIII' s. ont, iI est vrai, subi une restauration importante au XVII" s., époque à laquelle furent construites les échauguettes disposées à ['O. et au S., au sommet de la muraille qui épouse la forme du rocher. Le village, aux rues étroites et pavées, se blottit en contrebas du rocher. Des fenêtres manuélines, aux balcons de ferronnerie fleuris de géraniums, ornent les rustiques façades de ses maisons. En sortant du bourg, par la rue pentue qui ramène à une porte de ville, on a I'impression d'avoir visité une iIe. Tant I'immensité et sa résonance envoûtaient. Près de I'entrée, la vaste citerne date de I'époque de Philippe II. La citadelle est très vaste : une dizaine de minutes sont nécessaires pour atteindre le donjon. Parvenu à son pied, on effectuera, en partie, le tour des remparts. Vues étendues dans toutes les directions, en particulier vers I'Est, c'est-à-dire l'Espagne, et au Nord vers la vallée du 1age. Par très beau temps se profile au N.-O, la serra da Estréla, distante d'une centaine de kilomètres...
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...CASTELO DE VIDE (5000 habitants, 630 m d'alt.). Une ville originale à plus d'un titre. Son isolement relatif n'en est pas seul responsable. Les gens s'y expriment dans une sorte de dialecte ou la prononciation du U (lettre prononcée ou dans le pays) a presque le même son que le u français. Particularité qui a suscité bien des commentaires. Sur la praça D. Pedro V, se dressent cinq édifices importants : le palais Tôrre, intéressant édifice, de type espagnol, du XVII' s.; I'hôpital, installé dans la maison natale de I'homme d'Etat Mousinhoda Silveira (1780), successeur de I’œuvre de Pombal; I'église Santa Maria, baroque; la Câmara municipal (hôtel de ville), élevée au début du XVIII' s.; enfin, I'église São João Baptista. A 1'0., par des ruelles tortueuses bordées d'un ensemble de maisons gothiques et manuélines, on monte vers le castelo, en laissant à dr. I'ancien quartier juif, la Judiaria, aux maisonnettes blanches qui rappellent celles des villes andalouses, en particulier de Cordoue et de Jaén. Le quartier parcouru offre des perspectives sur le Castelo et sur le rocher de N.S. da Penha. Castelo. - Détruit par une explosion en 1705, le donjon permet la découverte de vues impressionnantes sur I'ensemble de la construction du XII' s., remaniée à I'époque de la domination espagnole. Au XVII' s., les murs de N.S. da Alegria furent couverts d'azulejos. En revenant du château vers le centre de la ville, voir aussi les azulejos polychromes de I'église São Tiago et sa chapelle du XVIII' s., construite dans le style de la Renaissance, ainsi que le cloître, élevé à I'époque de João III, de I'ancien couvent des franciscains, transformé en asile...
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